Prévoir l’avenir n’a jamais été une science exacte. Pourtant, certains signaux technologiques s’imposent déjà comme les moteurs d’un basculement imminent. 2025 ne fera pas exception : la transformation numérique s’accélère, bousculant le quotidien à une vitesse qui laisse peu de place à l’indifférence.
Voilà des années que les voitures autonomes alimentent discussions et spéculations. Cette fois, elles s’apprêtent à passer du prototype à la réalité, annonçant une nouvelle ère dans notre façon de nous déplacer. Sur les routes, dans les villes, tout s’organise autour de la promesse d’une mobilité revue de fond en comble. La 5G, elle, ne se contente plus d’être une technologie d’affichage : ses débits fulgurants ouvrent la voie à des villes intelligentes où les objets connectés orchestrent un quotidien plus fluide, plus réactif. De la maison au bureau, tout se connecte, tout s’optimise.
L’intelligence artificielle, quant à elle, s’insinue partout : dans les salles de classe, dans les cabinets médicaux, dans nos outils de travail. Plus qu’un simple progrès, elle devient partenaire du quotidien, multipliant les solutions inédites. Dans le même temps, les réalités virtuelle et augmentée s’affirment. Les frontières entre réel et numérique s’estompent, et notre façon de nous divertir prend une toute nouvelle dimension, bien loin des écrans plats et des expériences passives.
Les avancées de l’intelligence artificielle et leur impact
L’intelligence artificielle poursuit sa montée en puissance, changeant la donne sur tous les fronts. Forrester annonce que, d’ici 2026, trois décideurs technologiques sur quatre devront faire face à une dette technique devenue pesante. Les infrastructures, souvent vieillissantes, montrent leurs limites. Verizon l’affirme : les réseaux classiques ne tiennent plus le rythme imposé par l’IA.
Michael Bronstein, figure de l’IA à Oxford et conseiller chez Qlik, insiste : pour tirer parti de ces outils, il faut penser l’intégration en profondeur. Pas question de survoler le sujet. Victor Coustenoble, architecte chez Starburst, partage ce constat : sans une infrastructure solide, l’IA reste une promesse inaboutie.
Les risques et défis
Les défis ne manquent pas. La sécurité des données inquiète. Kaspersky met en garde : en 2025, une panne ou une fuite massive chez un fournisseur d’IA n’aura rien d’improbable. Plus l’IA gère de données, plus le risque s’amplifie. Les enjeux de cybersécurité deviennent inévitables.
Voici les principaux défis à relever dans ce contexte :
- Intégration IA : Adapter les infrastructures devient incontournable.
- Risques de sécurité : Les violations de données guettent chaque secteur.
- Experts en IA : Leur rôle s’impose pour piloter et encadrer l’adoption de ces technologies.
Les applications concrètes
L’intelligence artificielle ne reste pas cantonnée aux laboratoires : elle s’invite dans la santé, l’éducation, l’industrie. Grâce à l’IA générative, de nouvelles voies créatives s’ouvrent. L’apprentissage machine, lui, affine les prédictions, aiguise les analyses, et permet aux entreprises d’agir avec plus de précision. Pour saisir cette opportunité, il ne suffit pas d’adopter ces outils : il faut aussi anticiper les obstacles, repenser les métiers, et préparer les équipes à l’impact de cette transformation.
La cybersécurité face aux nouvelles menaces
L’arrivée de l’informatique quantique bouleverse le paysage de la sécurité numérique. Les protections d’hier ne suffisent plus. Désormais, seule une cryptographie capable de résister aux assauts des ordinateurs quantiques offrira un rempart fiable. Wipro le répète : anticiper ce tournant est décisif pour la pérennité des données.
Kaspersky va plus loin : les premiers ransomwares capables de déjouer la cryptographie classique pourraient bien voir le jour dès cette année. Face à ce danger, actualiser les protocoles de sécurité n’est plus une option. Les investissements doivent suivre, et vite, pour éviter des attaques d’un genre inédit.
La sécurité du cloud devient, elle aussi, un enjeu central. Des acteurs comme Cisco, Fortinet, Palo Alto Networks et Wiz misent sur des solutions innovantes pour renforcer la protection des environnements cloud. Les géants AWS, Azure et Google multiplient les outils de sécurité natifs, offrant aux entreprises les moyens de garder le contrôle sur leurs données les plus sensibles.
Face à ces mutations, trois axes doivent retenir l’attention :
- Cryptographie post-quantique : Un bouclier contre les attaques venues du futur.
- Ransomwares quantiques : S’y préparer, c’est éviter bien des déconvenues.
- Sécurité cloud : Les investissements majeurs des leaders du secteur en témoignent.
Roger Grimes, spécialiste chez KnowBe4, insiste sur la nécessité de former en continu les collaborateurs pour faire face à des menaces plus sophistiquées. Trend Micro, pour sa part, alerte sur le danger des jumeaux numériques malveillants : ces doubles virtuels capables d’infiltrer les systèmes et de semer la confusion. Les entreprises n’ont d’autre choix que de renforcer leur vigilance, et de placer la cybersécurité au cœur de leur stratégie.
Les technologies durables et leur adoption croissante
Les portefeuilles d’identité numérique prennent forme. Dès 2025, ils passeront du concept à une réalité palpable, simplifiant l’authentification et rendant les transactions en ligne plus sûres. Andrew Shikiar, à la tête de l’Alliance Fido, mène la marche vers des standards de sécurité repensés et adaptés aux nouveaux usages.
Côté conformité, Dynatrace annonce une bascule vers des systèmes dynamiques, capables de s’ajuster en temps réel aux exigences réglementaires. Cette réactivité promet une transparence accrue et une meilleure maîtrise des risques pour les entreprises.
Les acteurs clés et leurs contributions
Plusieurs acteurs se détachent dans ce mouvement d’innovation :
- Portefeuilles d’identité numérique : Prêts à s’imposer dès 2025.
- Andrew Shikiar : Porte-parole de l’Alliance Fido et des nouveaux standards de sécurité.
- Dynatrace : Précurseur d’une conformité en temps réel.
La durabilité technologique s’affirme aussi dans la gestion énergétique. Les centres de données, jusque-là énergivores, s’engagent dans une transition écologique. ABB, sous l’impulsion de Harry Handlin, multiplie les recherches pour réduire l’empreinte carbone de ces infrastructures.
L’adoption grandissante d’infrastructures hybrides et de clouds privés marque également la période. Christopher Condo, analyste chez Forrester, rappelle que ces alternatives garantissent souplesse et robustesse. Des figures comme Nat (Rajesh) Natarajan de G-P et Christopher Davey de WSO accompagnent ce virage, participant activement à la mutation des pratiques.
| Technologie | Avantage | Acteurs clés |
|---|---|---|
| Portefeuilles d’identité numérique | Sécurité et facilité d’authentification | Andrew Shikiar |
| Conformité dynamique | Adaptabilité et transparence | Dynatrace |
| Infrastructures hybrides | Flexibilité et résilience | Christopher Condo, Nat Natarajan, Christopher Davey |
L’essor des plateformes cloud et des infrastructures hybrides
Les datacenters poursuivent leur expansion à un rythme soutenu, répondant à la soif croissante de calcul et de stockage. Harry Handlin, à la barre chez ABB aux États-Unis, pilote des initiatives concrètes pour réduire l’impact environnemental de ces installations, sans sacrifier leur performance.
Le cloud privé confirme son attrait. Christopher Condo met en avant des alternatives à VMware, telles qu’OpenStack et Nutanix, qui offrent des options flexibles et résilientes. Ces solutions aident les entreprises à mieux gérer leurs ressources, tout en protégeant la confidentialité des informations stratégiques.
L’essor des plateformes low-code et no-code change aussi la donne. Nat (Rajesh) Natarajan et Christopher Davey sont en première ligne : avec ces outils, le développement d’applications devient plus rapide, plus accessible, moins dépendant des équipes de développement traditionnelles. Les délais s’écourtent, la réactivité s’accroît.
Zoom sur les évolutions marquantes de ce secteur :
- Datacenters : Une croissance rapide, accompagnée par des démarches éco-responsables menées par Harry Handlin.
- Cloud privé : Des alternatives crédibles à VMware, telles qu’OpenStack et Nutanix, pour optimiser la gestion des ressources.
- Plateformes low-code/no-code : Sous l’impulsion de Nat (Rajesh) Natarajan et Christopher Davey, le développement d’applications s’accélère.
En combinant cloud public et privé, les infrastructures hybrides offrent une souplesse inédite. Les entreprises peuvent jongler entre sécurité, performance et agilité, tout en gardant la main sur leurs données sensibles. Le visage de l’informatique d’entreprise s’en trouve profondément renouvelé.
Face à ces transformations, une certitude : la technologie ne ralentit jamais. 2025 s’écrira à la vitesse de l’innovation, et chaque secteur devra composer avec ces nouveaux codes. Reste à savoir qui saura tirer son épingle du jeu et façonner les usages de demain.


